Lexique de la chicha : bol, tirage et charbon expliqués

Bol, tirage, charbon : le lexique de la chicha

Bol, tirage, purge, HMD… Quand on découvre la chicha, le vocabulaire peut vite sembler technique. Pourtant, quelques mots suffisent pour comprendre comment elle fonctionne et savoir exactement quoi demander. Voici notre lexique de la chicha, classé par thème, pour parler comme un habitué dès votre prochaine soirée.

Vous découvrez la chicha ? Commencez par notre guide de la première chicha, puis revenez ici pour maîtriser le vocabulaire.

  • Chicha : le nom le plus utilisé en France, venu du Maghreb.
  • Narguilé : terme d’origine persane, utilisé au Moyen-Orient et en Turquie.
  • Hookah : le mot anglais, très courant à l’international. C’est aussi le nom de notre carte hookah.
  • Shisha : appellation fréquente en Égypte, dans les pays du Golfe et au Royaume-Uni.

Ces quatre mots désignent le même objet : une pipe à eau dans laquelle la fumée est refroidie et filtrée en traversant l’eau du vase.

Le bol est la petite coupelle en terre cuite, en céramique ou en silicone posée tout en haut. C’est là qu’on met le tabac. Il en existe plusieurs formes :

  • Bol classique (ou égyptien) : percé de plusieurs trous au fond.
  • Bol phunnel : un seul trou central surélevé, qui évite que le jus du tabac ne coule dans la chicha et garde le goût plus longtemps.

Entre le tabac et les charbons, il faut une protection. Traditionnellement, on utilise une feuille d’aluminium percée de petits trous. Aujourd’hui, beaucoup de lounges utilisent un HMD (« Heat Management Device ») : un couvercle métallique qui répartit la chaleur de façon régulière, évite le goût de brûlé et permet d’ajuster la chauffe facilement.

C’est le tube central qui relie le bol au vase. Il descend jusque dans l’eau et porte la sortie du tuyau.

Le vase est le réservoir d’eau, en verre ou en cristal. La fumée y descend, fait des bulles et en ressort refroidie. C’est aussi la partie la plus décorative de la chicha.

Le tuyau (ou flexible) permet d’inspirer la fumée. Il se termine par un embout (ou bec). Pour des raisons d’hygiène, les lounges proposent des embouts individuels jetables à placer au bout du tuyau : chacun a le sien, même quand la chicha est partagée.

Ces petites pièces en caoutchouc ou en silicone assurent l’étanchéité entre le bol, le corps et le vase. Une chicha mal jointée « prend l’air » et tire mal.

La purge est une petite soupape sur le corps de la chicha. En soufflant doucement dans le tuyau, on chasse la fumée accumulée dans le vase, utile quand la fumée a trop stagné et devient âcre.

Accessoire placé au bout du corps, dans l’eau, il divise la fumée en petites bulles. Résultat : une chicha plus silencieuse et plus douce.

  • Tabac à chicha : tabac mélangé à de la mélasse (sirop) et à des arômes. C’est la mélasse qui lui donne sa texture humide et collante.
  • Saveur (ou goût) : l’arôme du tabac : fruité, mentholé, gourmand…
  • Mélange (ou mix) : l’association de plusieurs saveurs dans un même bol, par exemple pomme + menthe.
  • Saveur signature : une recette propre au lieu, qu’on ne retrouve pas ailleurs.
  • Menthol / « ice » : une note fraîche ajoutée à la saveur pour un effet glacé.

Pour découvrir les goûts les plus demandés, consultez notre top 10 des meilleures saveurs de chicha.

  • Chargement : la façon de remplir le bol. On parle de chargement aéré (le tabac est déposé sans être tassé), semi-dense ou dense. Chaque tabac a son chargement idéal.
  • Charbon : il chauffe le tabac sans le brûler. Les lounges privilégient le charbon naturel de noix de coco, plus propre et sans goût, plutôt que le charbon autoallumant.
  • Préchauffe : les premières minutes pendant lesquelles le tabac monte en température avant de donner toute sa saveur.
  • Chauffe : la quantité de chaleur appliquée au bol. Trop de chauffe = goût de brûlé ; pas assez = peu de fumée.
  • Changement de charbons (ou recharge) : le remplacement des charbons consumés en cours de séance. En lounge, c’est le personnel qui s’en occupe.
  • Tirage : la sensation quand on inspire. Un tirage léger (ou « aérien ») demande peu d’effort ; un tirage serré offre plus de résistance. On l’ajuste avec la quantité d’eau, le diffuseur ou la purge.
  • Nuage : la fumée expirée. Un « gros nuage » est souvent signe d’une chicha bien préparée.
  • Goût de brûlé : saveur âcre et désagréable due à une surchauffe. Il suffit généralement de retirer un charbon.
  • Tenue : la durée pendant laquelle la chicha garde son goût. Une chicha bien préparée tient en moyenne 45 minutes à 1 heure.
  • « Elle est finie » : quand le tabac n’a plus de goût, il est temps de changer le bol.

Vous connaissez désormais le vocabulaire essentiel de la chicha. Pour le mettre en pratique, rendez-vous dans notre lounge sur les Champs-Élysées : notre équipe vous conseille sur le choix du bol, de la saveur et du tirage. Retrouvez aussi toutes nos idées de sorties dans le guide chicha-champs-elysees.fr.

La chicha est strictement réservée aux personnes majeures. Comme tout produit du tabac, elle contient de la nicotine et produit du monoxyde de carbone : sa consommation présente des risques pour la santé.

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FAQ

FAQ — lexique de la chicha

Quelle est la différence entre chicha, narguilé et hookah ?

Aucune : ce sont trois noms pour le même objet, selon les pays et les langues.

C'est quoi un bon tirage ?

Cela dépend des préférences. Les débutants apprécient souvent un tirage léger, plus facile ; les habitués préfèrent parfois un tirage un peu plus serré.

À quoi sert la purge ?

Elle permet d’évacuer la fumée restée dans le vase, pour retrouver une fumée fraîche.

Pourquoi ma chicha a un goût de brûlé ?

Le tabac chauffe trop. Il faut retirer un charbon ou l’éloigner du centre du bol.